L'allemand :
La majorité de la population vit en Suisse alémanique, la partie du pays où l'on parle allemand: c'est le cas de trois Suisses sur quatre. On parle allemand dans 17 des 26 cantons.
Le français :
Dans la partie ouest du pays, en Suisse romande, on parle français. Quatre cantons sont uniquement francophones: Genève, Vaud, Neuchâtel et le Jura. Trois cantons sont bilingues (allemand et français): Berne, Fribourg et le Valais.
L'italien :
Au Tessin et dans quatre vallées du sud des Grisons, on parle italien.
Le romanche :
Le canton des Grisons est trilingue. On y parle allemand, italien et romanche. Le romanche (ou rhéto-roman) est une langue à racines latines. Les Romanches, 0,8 % de la population suisse, forment le plus petit groupe linguistique.
Les nombreux étrangers résidant en Suisse y ont amené leurs propres langues. La pratique de toutes ces langues étrangères dépasse maintenant celle du romanche et de l'italien.
Politiquement, la Suisse est divisée en 26 cantonsDans certains cantons on parle français, dans d'autres l'allemand. Dans d'autres encore, on utilise ces deux langues. Il en est un (le Tessin) où l'on parle italien et un autre (les Grisons) où l'on parle allemand, italien et romanche. Certains cantons, comme Genève, ne sont pratiquement constitués que d'une ville, et d'autres, comme Uri, sont pour l'essentiel formés de montagnes et de vallées. La dimension et la densité de population varient considérablement d'un canton à l'autre. Bâle-Ville, par exemple, avec ses 37 km 2 compte plus d'habitants (188 500) que le plus grand d'entre eux, les Grisons, dont la population (186 000 habitants), se répartit sur 7 105 km2, dans 150 vallées. Celui de Zurich enregistre plus d'un million d'habitants, alors que d'autres - comme Appenzell Rhodes-Intérieures, avec ses 14 900 habitants - pourraient rassembler toute leur population sur un stade de football. Tous ne sont pas des entités territoriales et sont parfois dotés de petites enclaves entièrement entourées par le territoire d'autres cantons. Certains cantons peuvent se prévaloir d'une riche histoire en tant qu'entité autonome de la Suisse: d'autres se sont joints à eux plus tard ou se sont dissociés des cantons existants. Le cas le plus récent est celui du Jura, qui s'est séparé du canton de Berne en 1979. Trois cantons sont divisés chacun en deux demi-cantons.
Mais la composition de la Suisse n'est pas figée à jamais. A la fin des années 90, une proposition visant à réunir les cantons de Vaud et de Genève a été lancée. Celle-ci n'a jamais abouti.
Chaque canton a sa propre constitution, son gouvernement, son parlement, ses tribunaux et ses lois. Le canton, qui doit garantir la compatibilité de ces lois avec celles de la Confédération, ne dispose pas moins d'une large autonomie en matière de décision et d'administration. Il exerce un contrôle indépendant sur le système d'éducation et les questions sociales, et dispose de sa propre force de police. Il établit également son propre régime de fiscalité.
Les cantons se divisent en communes. Un Suisse est avant tout citoyen d’une commune et donc d’un canton, et enfin citoyen suisse. Les étrangers souhaitant obtenir la nationalité suisse doivent faire une demande auprès de la commune de leur lieu d'habitation.
Les communes, au nombre de 3 000 environ, ont une dimension et une population très variables. Les plus petites, toutes situées sur le plateau central, ont une superficie de 0,3 km2 seulement, tandis que la plus grande, celle de Bagnes, dans le canton du Valais, couvre 282 km2. Certaines communes comptent plus d'habitants que les petits cantons, d'autres n'en ont que 100 à 200. Plus de la moitié en ont moins de 1 000. Quatre pour cent seulement des communes ont plus de 10 000 habitants, mais concentrent environ la moitié de la population suisse. Les communes suisses sont en moyenne parmi les plus petites d'Europe; seules celles de la France, de la Grèce et de l'Islande sont encore plus petites.
Les communes, comme les cantons, ont leurs propres autorités administratives élues. Elles bénéficient d'un pouvoir de décision pour certaines questions locales; dans d'autres cas, elles exécutent les décisions du canton ou de la Confédération. Leurs domaines de compétences couvrent, entre autres, la sécurité, l'éducation, la santé et le transport. Elles tiennent également les registres des naissances, mariages et décès, et perçoivent les taxes fédérales, cantonales et locales. Leurs spécificités varient d'un canton à l'autre.Dans 90% des communes, les citoyens se réunissent au moins une fois par an dans une assemblée où chacun se prononce par vote sur des questions importantes. Mais pour les communes plus importantes, cette participation directe n'est toutefois pas pratique, et la plupart des décisions sont du ressort du conseil municipal élu qui se réunit régulièrement. Même dans les grandes communes tous les membres sont appelés à voter sur des sujets tels que le budget. Ces votes n'ont pas lieu au sein d'une assemblée, mais dans des isoloirs, ou par correspondance.
Le point le plus bas de Suisse est à 196 mètres il s'agit de Ascona.
Le point le plus haut et la Pointe Dufour qui culmine à 4 634 m d'altitude dans le massif du Mont Rose, célèbre pour son Cervin
Entre Ascona et la Pointe Dufour, il n'y a que 70 km à vol d'oiseau et pourtant Ascona est dans la partie la plus chaude de Suisse et la Pointe du Four dans la plus froide.
Ascona

Le Cervin
