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Sawitri

  Pierre Corneille.. | Page d'accueil | La Suisse.. 

: Ajouté le 28/6/2007 à 01:12



Au pays de Madras, un roi eut une petite fille qu’il nomma Sawitri, du nom de la déesse qui avait permis sa naissance. Sawitri grandit dans le royaume de son père. Elle devint si charmante et vertueuse que tous ceux qui la voyaient n’osaient l’approcher. De sorte que le roi attendit en vain que quelqu’un vînt la demander en mariage. Il résolut alors de l’envoyer dans le bois sacré pour y choisir son époux.

Quand elle revint du bois sacré, Sawitri alla trouver le roi son père. Celui-ci se trouvait en compagnie d’un voyant nommé Narahda. Après avoir touché respectueusement les pieds de son père et du voyant, elle dit :

- Il y a quelques années, loin d’ici, vivait un roi, Diumazena. Il devint aveugle alors que son fils était encore petit. Des ennemis lui ravirent son royaume et il dut s’enfuir dans le bois sacré avec sa femme et son fils. Je les ai trouvés là-bas, et c’est son fils, Satiawan, que j’ai choisi pour époux.

A cette nouvelle, le roi fut rempli de joie, mais le visage de Narahda sÂ’obscurcit :

- Hélas, en quel malheur Sawitri s’est-elle jetée sans le savoir !Que le ciel ait pitié ! Car sache, ô roi, le secret qu’il me révèle :dans une année, déjà, Satiawan mourra.

Le roi resta longtemps silencieux, cachant son visage dans ses mains. Puis il dit doucement :

- Ma fille, choisi un autre époux.

Mais Sawitri leva la tête et dit :

- J’ai choisi Satiawan pour époux. Qu’il vive longtemps ou peu, je lui ai donné mon cœur.

- Alors prends celui que tu dois prendre, dit le roi.

Le mariage fut célébré dans la joie. Sawitri quitta ses vêtements somptueux et se couvrit d’une robe de grossière écorce d’arbre.

Tranquillement, elle vécut parmi ses beaux-parents, son cher époux et les hommes paisibles de la forêt. Mais pas un instant, elle n’oubliait les paroles de Narahda.

Une année arrivait presque à sa fin. Dans quatre jours, Satiawan mourrait. Alors Sawitri résolut de toucher le ciel et fit un vœu : durent quatre jours et quatre nuits, elle se tiendrait debout, immobile. Elle alla se mettre sous un arbre, sans s’appuyer contre letronc, les bras le long du corps. Elle se tint là, regardant droit devant elle, refusant la nourriture que lui proposaient ses beaux-parents et ne fermant pas l’œil de la nuit.

Les quatre jours s’étant écoulés, elle demande à Satiawan de l’accompagner dans les profondeurs de la forêt. Ils marchèrent par de longs et étroits sentiers. La forêt entière était comme enchantée. Enfin, ils arrivèrent dans une belle clairière et Sawitri, épuisée, demanda à s’asseoir. Mais, à peine quelques minutes s’étaient-elles écoulées que Satiawan se tourna vers Sawitri en se plaignant de violents maux de tête et de brûlures dans la poitrine. Sachant que l’heure du destin était proche, Sawitri pose doucement la tête de Satiawan sur ses genoux. Elle vit alors une figure qui descendait du ciel et qui lui dit :

- Parce que tu es si fidèle à ton mari, je te dirai mon nom. Je suis Jama, le prince de la mort, et je dois emmener ton époux.

Après avoir dit cela, il prit l’âme de Satiawan et l’emporta. Le corps de Satiawan resta dans les bras de Sawitri, étendu et sans vie. Sawitri, les jambes chancelantes, se leva et suivit Jama en disant :

- Là où l’on conduit mon époux, je veux aller moi aussi.

Jama s’arrêta et lui dit :

- Fais un souhait. Tout te sera accordé, sauf sa vie.
- Rends la vue à Diumazena.
- Accordé, s’écria Jam. Maintenant, retourne chez toi.

Mais Sawitri ne s’en retourna pas. Jama s’arrêta encore en disant :

- Fais un second souhait.
- Rends à Diumazena son royaume.
- Accordé, dit Jama. Retourne à présent.

Mais Sawitri, bien que ne tenant plus sur ses pieds, le suivait de près. Jama s’arrêta de nouveau et lui dit :

- Fais un troisème souhait.
- Donne–moi un fils.
- Accordé, s’écria Jama. Retourne maintenant.

Sawitri tomba sur les genoux. De la sueur et du sang coulaient sur son visage. Mais elle continua cependant à avancer en rampant.

Jama s’arrêta et dit :

- Fais nÂ’importe quel souhait !
- Rends la vie à Satiawan.
- Accordé, dit Jama et il disparut.

Alors un lumineux matin éclata à travers les arbres et Satiawan ouvrit les yeux, comme après un long sommeil. Sawitri, éperdue de reconnaissance, l’embrassa en murmurant :

" Tout sÂ’accomplit, et ce qui ne lÂ’est pas encore, le sera un jour. "

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» Catégorie Les contes et la mythologie
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29/6/2007 - Commentaire sans titre

Posté par nadia38000

trés beau conte histoire magnifique je te souhaite un merveilleux week end bisous nad

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29/6/2007 - Hello

Posté par Plumedoie

Quand on vraiment quelque on l'obtient????

Bonne journée

Bisous*****

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29/6/2007 - Commentaire sans titre

Posté par laplanetedetitefee

Cette histoire est magnifique, je ne regrette pas d'avoir pris le temps de la lire, merci de nous écrire cela.

Je venais egalement te souhaiter une très agréable journée et 5* bien méritées pour ces jolies textes

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28/6/2007 - Commentaire sans titre

Posté par chatonmel

C'est tres jolie tout ce que tu fait! Continue.

 

chatonmelxxx

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