Blog

Maurice Scève

  L'île aux cerfs et Chamarel.. | Page d'accueil | L'église de Cap Malheureux.. 

: Ajouté le 21/6/2007 à 09:44



Né en 1501 dans une riche famille lyonnaise. Maurice Scève devient docteur en droit avant de se consacrer à la poésie. C'est son amour déçu pour Pernette du Guillet qui lui inspire ses plus beaux vers, nourris des idées de la Renaissance italienne. À la mort de la jeune femme, il se retire du monde et chante les charmes de la vie à la campagne. Sa dernière oeuvre, Microcosme, célèbre la science et le progrès. Il meurt, presque oublié, en 1564.



Délie

Comme des rais du soleil gracieux
Se paissent fleurs durant la Primevère.
Je me récrée aux rayons de ses yeux,
Et loin, et près autour d'eux persévère.
Si que le coeur, qui en moi la révère,
La me fait voir en cette même essence
Que ferait l'oeil, par sa belle présence,
Que tant j'honore, et que tant je poursuis :
Par quoi de rien ne me nuit son absence,
Vu qu'en tous lieux, malgré moi, je la suis.




Au moins toi, claire et heureuse fontaine

Au moins toi, claire et heureuse fontaine,
Et vous, ô eaux fraîches et argentines,
Quand celle en vous - de tout vice lointaine -
Se vient laver ses deux mains ivoirines,
Ses deux soleils, ses lèvres corallines,
De Dieu créées pour ce monde honorer,
Devriez garder pour plus vous décorer
L'image d'elle en vos liqueurs profondes.
Car plus souvent je viendrais adorer
Le saint miroir de vos sacrées ondes.



En tel suspens ou de non ou d'oui

En tel suspens ou de non ou d'oui,
Je veux soudain et plus soudain je n'ose.
L'un me rend triste, et l'autre réjoui
Dépendant tout de liberté enclose.
Mais si je vois n'y pouvoir autre chose,
Je recourrai à mon aveugle juge.
Réfrénez donc, mes yeux, votre déluge :
Car ce mien feu, malgré vous, reluira.
Et le laissant à l'extrême refuge,
Me détruisant, en moi se détruira.



En toi je vis, où que tu sois absente

En toi je vis, où que tu sois absente :
En moi je meurs, où que soye présent.
Tant loin sois-tu, toujours tu es présente :
Pour près que soye, encore suis-je absent.

Et si nature outragée se sent
De me voir vivre en toi trop plus qu'en moi :
Le haut pouvoir qui, oeuvrant sans émoi,
Infuse l'âme en ce mien corps passible,
La prévoyant sans son essence en soi,
En toi l'étend comme en son plus possible.



Le jour passé de ta douce présence

Le jour passé de ta douce présence
Fut un serein en hiver ténébreux,
Qui fait prouver la nuit de ton absence
A l'oeil de l'âme être un temps plus ombreux,
Que n'est au Corps ce mien vivre encombreux,
Qui maintenant me fait de soi refus.

Car dès le point, que partie tu fus,
Comme le Lièvre accroupi en son gîte,
Je tends l'oreille, oyant un bruit confus,
Tout éperdu aux ténèbres d'Egypte.

  L'île aux cerfs et Chamarel.. | Page d'accueil | L'église de Cap Malheureux.. 

» Catégorie Les poètes
Poster un commentaire

21/6/2007 - Commentaire sans titre

Posté par anwarsphere
joueuse fete de la musique!!
jé passé te dire ke la 2ème partie de la revenche est déja  sur ma sphère....
J'espère ke tout va bien pour toi et ke ces pluies ne viennent ajouter de la monotonie à ta vie....
VAvant de parrtir je dépose mé 5* et mon amitié sincère...
tchaw tchaw...
Lien Permanent

21/6/2007 - Commentaire sans titre

Posté par DanielCatherine
Image and video hosting by TinyPic
Lien Permanent

21/6/2007 - Re

Posté par Thismiley
En tout cas Moi je les adore tes poemes je suis un de tes fan apresant!


Amicalement
Thismiley ;)
Lien Permanent

21/6/2007 - Commentaire sans titre

Posté par Atmosphere88

Bonjour douce Amie,

Je ne connaissais pas du tout ce poète, merci de nous le faire connaitre !

Les poésies remplies "d'images" sont les plus jolies, à lire et relire pour que ces images nous emportent... enfin c'est mon sentiment...

Les orages, effectivement s'enchainent chez moi aussi, faisant pencher la tête de mes capucines,  géraniums, sortir de sa terre nourricière, la plupart de mes aromates, arrosant le balcon d'une boue de terreau... mais on garde le moral, que faire d'autre... Courage à toi aussi...

La foudre m'effraie, alors j'imagine ton  ressenti quand il ne frappe pas loin de la maison...

Bisous *****

Anne

Lien Permanent

A propos du blogueur


Un monde de douceur et de poésie, un coffre rempli de petits trésors.

Menu

• Accueil
• Album photos
• Voir profil
• Archives
• Email



La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité.

Sondage

Partenaires : Fonds d'écran gratuits | Jesse McCartney