Le cannabis
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: Ajouté le 7/6/2007 à 13:56

Différent des autres drogues à bien des égards,
le cannabis agit de façon complexe sur l'organisme. Accusé de nombreux
maux, il aurait de multiples vertus thérapeutiques. Qu'en est-il d'un
oint de vue scientifique ?
Produit à haut risque, tremplin vers les drogues dures pour les
uns, drogue douce, voire thérapeutique pour les autres, le cannabis a
fait couler beaucoup d'encre. Dans la polémique qui oppose les tenants
de la répression et ceux de la dépénalisation, la passion et
l'idéologie ont souvent prévalu sur la raison. Alors qu'un vent de
permissivité semble souffler sur l'Europe, la législation en vigueur en
France n'a pas changé depuis 1970. Cependant, ici comme ailleurs, les
mentalités évoluent... Difficile en effet de ne pas prendre en compte
la banalisation de l'usage du chanvre indien (cannabis sativa indica),
substance illicite consommée, sous une forme ou sous une autre, par
près de 150 millions de personnes dans le monde, parmi lesquelles des
jeunes de plus en plus précoces.
Face à l'évolution des moeurs, le besoin d'une information
objective s'est fait jour. Paradoxalement, alors que l'homme recourt au
cannabis - pour ses propriétés psychoactives ou médicinales - depuis
des millénaires, les données scientifiques relatives à son action
restent partielles, voire contradictoires. "Alors qu'on dispose de
milliers d'études sur un produits comme la morphine, la recherche sur
le cannabis avance très lentement", estime le P Bernard Roques,
directeur du laboratoire pharmaceutique moléculaire et structurale de
Paris (INSERM). Les raisons de ce retard ? En premier lieu, le cannabis
s'est avéré une substance aux effets complexes, différentes des autres
drogues à bien des égards. Mais sans doute a-t-il aussi été motivé par
des considérations politiques, la rigueur scientifique ayant parfois
été sacrifiée sur l'autel de la lutte antidrogue. Tirant des
conclusions hâtives de résultats peu significatifs (parce qu'obtenus
chez l'animal ou ne concernant qu'un très petit nombre d'individus),
certains experts ont entretenu un discours de diabolisation... qui
s'est avéré peu efficace en termes de prévention. Ces derniers mois,
une série d'études publiées dans différentes revues scientifiques
montrent que le sujet est particulièrement complexe.
Tentation précoce
La consommation précoce est de plus en plus répandue. Surtout parmi
les garçon : à 19 ans, près de deux sur trois l'ont déjà expérimenté.
L'usage répété de cannabis (au moins 10 fois dans l'année) concerne
32,7 % de cette classe d'âge.
Du chanvre au cannabis
Le cannabis se distingue du chanvre textile par la forte teneur de
ses feuilles en molécules actives appartenant à la famille des
cannabinoïdes. Parmi elles, le THC (delta9-tétrahydrocannabinol)
responsable des principaux effets sur l'organisme.
Le cannabis
Aussi appelé chanvre indien, est une plante dont le produit actif
(le tétrahydro-cannabibol dit "thc") est utilisé pour ses effets
psychotropes sous deux formes. Généralement, il se fume mélangé à du
tabac (cigarettes de kif, joint, pétard), mais on peut le consommer par
voie buccale.
L'herbe ou Marijuana
Ou kif en Afrique du Nord est une substance ayant l'apparence du
thé, de couleur vert pâle à vert foncé. C'est un mélange de feuilles et
de graines de cannabis séchées.
Le haschisch
Ou résine est un conglomérat de poudre de feuilles de cannabis et
de résine ("shit" ou "merde"). Cela se présente sous forme d'une
substance variant de dure à très dure, de couleur vert brun pâle à brun
foncé
L'huile de Haschisch Il s'agit d'un extrait huileux de haschisch
d'une très forte toxicité. Il est de couleur jaune, jaune orangé,
marron ou noir.
Les méfaits
A l'inverse de l'alcool, il n'existe pas de dose mortelle de
cannabis, le delirium tremens n'existe pas mais cette drogue induit une
dépendance psychologique, comme le tabac. Fumer du haschisch n'est pas
sans danger. En effet, Qui fume un premier joint a une chance sur dix
de devenir utilisateur occasionnel. Un utilisateur occasionnel de
joints a une chance sur dix de devenir toxico-dépendant. De plus, les
drogues douces et le volant ne font pas bon ménage. En effet, elles ont
les même effets que l'alcool : diminution des réflexes, champs de
vision restreint, euphorie. On recense de plus en plus d'accidents de
la route dus à l'absorption des drogues douces. Les drogues douces
provoquent des cancers et beaucoup d'autres maladies comme la
bronchite, l 'emphysème, les accidents cérébraux- vasculaires, les
crises cardiaques, les ulcères, les cataractes. Elle peuvent provoquer
le vieillissement précoce chez les femmes et l'impuissance chez les
hommes.
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